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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 09:30

Depuis plus de dix ans, le Département de l’Hérault a voulu adopter une politique du vélo, concrétisée par un schéma départemental cyclable. Les objectifs étaient nombreux : sécurisation des deux roues sur des routes de plus en plus fréquentées, mais aussi découverte d’un environnement préservé, etc.

 

Certes, l’idée n’est pas nouvelle : dans les années quatre-vingts déjà, des fédérations de cyclistes et de cyclotouristes souhaitaient que l’on utilise les anciennes voies ferrées ; je me souviens, ayant été responsable d’un club adhérent à la FFCT (Fédération Française de Cyclotourisme) d’avoir interpellé nos plus hautes instances à Paris et lu de nombreuses idées qui avaient germé dans la revue de la FFCT ! Le temps a passé, les routes sont devenues de plus en plus dangereuses, beaucoup de deux roues sont morts fauchés par des chauffards, car nous sommes bien loin des habitudes de nos voisins hollandais qui ralentissent à la vue d’un vélo pour le laisser passer !

 

Cependant, quelques bonnes nouvelles sont quand même arrivées : les voies vertes ont fini par fleurir ici et là. Entre temps, les nouvelles règlementations ont ou vont obliger les deux roues à s’équiper de casques, de gilets fluo, - et pourquoi pas bientôt de gyrophares. Il est vrai que la circulation est devenue de plus en plus difficile et que la sécurité n’a pas de prix ! Quoi qu’il en soit, on a entendu râler les cyclos à juste titre, eux qui déclaraient qu’ils payent des impôts comme tout le monde et qu’ils ont donc le droit de circuler à vélo sur les routes comme ils l’entendent. Que ceci ne les empêche pas toutefois de se ranger en file indienne dès qu’ils entendent un véhicule à leur approche, car ce n’est pas parce qu’on est un deux roues qu’on peut se permettre n’importe quoi : regardez les pelotons le dimanche matin, c’est un véritable tour de France sans les voitures suiveuses et sans la caravane publicitaire ! Que nul n’ignore donc la règlementation : s’il est toléré de rouler à deux de front, ce n’est pas « autorisé », comme on l’entend trop souvent, et il est prudent de se ranger et de rouler à sa droite !

 

Et c’est là que je fais la différence entre les coureurs (ou les pseudo coureurs), ceux qui sont bariolés de Cofidis, de Miko, de la Française des Jeux ou de Telecom, et les cyclotouristes qui, eux, habillés plus sobrement, respectent un peu plus le code de la route ; ne mettons donc pas tous les cyclistes dans le même panier !

 

Après cette digression, revenons à nos moutons : du littoral méditerranéen jusqu’aux contreforts des Cévennes, du Caroux et de l’Espinouse, ces voies vertes se sont multipliées ces dernières années. Récemment, celle du haut-Languedoc, intitulée Passa Païs, va de Mazamet jusqu’à Bédarieux. On peut l’emprunter à Lamalou, à Hérépian, et même depuis peu de temps à Villemagne.

 

40% des Français enfourchent un vélo pour des raisons diverses : c’est une façon de découvrir les paysages autrement qu’en voiture, une façon de faire ses courses, ou de balader en famille, ou de prendre soin de sa santé. Après, il y a celles et ceux qui en font une passion, une addiction même, qui avalent des kilomètres à longueur d’année, qui participent à des randonnées ou des courses. Jeunes, vieux, cyclosportifs ou cyclotouristes, coureurs ou pseudo coureurs, qu’importe le flacon…

 

Les animations créées à l’occasion du passage du tour de France cet été et l’intéressante exposition du « petit musée du vélo » dans la salle Moutou ont suscité de nombreux commentaires, donné plein d’idées, et là n’est pas la moindre des récompenses pour Maurice Normand qui a pris sa plume et fait parvenir à la maison cévenole de nombreuses pistes (cyclables ?) dont je me suis servi pour élaborer ce petit billet. Les idées de Maurice sont à classer en cinq catégories : 1- Le « re-cyclage » fait l’heureux cycliste ; 2- Les parcours cyclables ; 3- Vers un club cycliste à Saint-Gervais ? 4- Au sujet des loisirs des adolescents ; 5- La vallée de la Mare, vallée verte ?

 

Profitons des blogs qui ne comptent pas le nombre de signes (suivez mon regard), contrairement aux journaux qui font désormais plus court que le court (re-suivez mon regard !), et épanchons-nous sur La Tribune ; prenons le temps de réfléchir, à l’instar du journaliste dessinateur et cyclotouriste en la personne du regretté Jacques Faizant qui écrivait : « le vélo, c’est la vitesse du pauvre et la lenteur du riche ».

 

1 – Le « re-cyclage » fait l’heureux cycliste.

Notons  en préambule que les sous-titres de cet article ont été imaginés par Michel Marty, et que l’essentiel des idées émises sont à mettre à l’actif de Maurice Normand qui parle ici en son nom propre. Je me suis largement inspiré de ses notes, en pensant à je ne sais plus qui, qui avait écrit : « Copier un auteur, c’est du plagiat ; en copier plusieurs, c’est de la recherche » !

La participation du public au passage du Tour le 5 juillet et l’affluence à la salle Moutou pour l’exposition montrent tout l’intérêt pour le vélo ; les gens apportaient  des pièces détachées, des documents d’époque, et même des vélos ! Et oui, les vélos, inutilisés, qui dormaient dans des caves ou des greniers, ont été apportés et continueront à servir. A ce jour, neuf d’entre eux ont été remis en état. Première idée lumineuse ! Cette opération va pouvoir contribuer à valoriser le village. Voilà une nouvelle image, « positive, moderne, bien en phase  avec les préoccupations sociétales actuelles » écrit Maurice Normand.

 

2  -Les parcours cyclables.

 Où l’on remet sur le tapis les attentes de nombreux cyclistes… Certes, les cyclos aguerris n’ont pas attendu les voies vertes pour grimper Les Treize Vents ou la Pierre Plantée, Madale ou la Croix de Mounis ! Quant aux autres, cela devient plus difficile s’ils veulent éviter la circulation des véhicules (même, si  il faut le reconnaître, la circulation est loin d’être la même que dans le bas Languedoc…). Alors on attend toujours l’aménagement de l’ancienne voie ferrée qui avait débuté à Plaisance mais qui s’arrête au camping et n’arrive pas jusqu’à saint-Gervais… Après, avec un peu d’espoir, on pourrait la voir se prolonger dans la vallée vers Estréchoux : les traverses de chemin de fer ont été enlevées, les ouvrages d’art existent, matériellement c’est donc assez facilement réalisable ! Restent à enlever la végétation, et surtout à trouver un bon revêtement car ceux qui existent actuellement sur les autres voies laissent passer les VTT et autres VTC mais plus difficilement les vélos de route…

 

Quant aux budgets, on entend déjà que tout cela a un coût, et que, par les temps qui courent… Mais de l’argent, quand on cherche, on trouve, et puis les bénévoles sont là…  On ne parle aujourd’hui que de déplacements doux, alors fonçons, fonçons, et à coup de pédales…

 

3 – Vers un club cycliste ?

Et pourquoi pas… Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, sans oublier que, par le passé, il y avait un club cycliste à Saint-Gervais. « Offrons le meilleur accueil aux cyclistes de passage » dit Maurice Normand. C’est déjà bien entamé, de par la présence sur le village de plusieurs prestataires de chambres d’hôtes. Il ne reste plus que la création d’un « point assistance » pour les cyclistes, qui pourrait être pris en charge par la maison cévenole par exemple… Il y a de nombreux cyclistes ici, qui ne se connaissent pas tous, et l’on pourrait développer cette activité, d’après M. Normand. Certes. De là à imaginer une « randonnée cyclosportive »… Un club, et une organisation, c’est beaucoup d’engagement, de bonnes volontés, … Avis aux amateurs ! On avait eu vent, il y a déjà quelques années, d’une intention de créer un club cycliste à Saint-Gervais, mais l’idée est tombée à l’eau depuis.

 

4 – Les loisirs des adolescents.

 Des activités autour du vélo pourraient être organisées, surtout durant l’été où, toujours d’après M. Normand, « les jeunes s‘ennuient grave » ! Il est certainement vrai que beaucoup de jeunes ne viennent plus à Saint-Gervais parce que « rien n’est fait pour eux », et qu’ « ils n’ont autres perspectives que la fête et les excès qu’elle suscite » … Ajoutons à cela les baignades interdites dans la Mare… Y aura-t-il un jour une prise de conscience, un débat constructif autour d’une table, entre élus, décideurs, jeunes ? Des activités, il y en avait, au village: on a vu de grandes foires (chevaux, chasse), des courses pédestres et cyclistes, tout cela dans les années 1990. C’est du passé…

 

5- La vallée de la Mare, vallée verte.

 On entend souvent que nous avons ici un gros potentiel, mais qui n’est pas assez mis en valeur. Les estivants ? Ils passent très vite, ne s’arrêtent pas par manque d’activités. Les prestataires ne proposent donc pas assez de « séjours » mais plutôt des « nuitées » grâce au passage des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques. Pour qu’un village soit accueillant, comme le souligne Maurice Normand, il faut « équiper le village pour qu’on ait envie d’y résider : poubelles, toilettes, bancs, jeux d’enfants, circulations piétonnes, espaces arborés, fiches descriptives des lieux, parcours, … » Et des fleurs, des fleurs ! Si l’on veut toujours être un jour « village de caractère », il y a du boulot…

 

Et voilà Maurice Normand finissant sur une note optimiste : « Peut-être qu’un jour le Val de Mare deviendra une destination privilégiée, pour des personnes lassées des villes, des voyages au bout du monde où l’on ne voit que des touristes, des lieux branchés devenus superficiels… » Euh, il a fumé la moquette, Maurice ? Je serais quant à moi plutôt de l’avis de René Gayraud quand il écrivait (dans les années 1980 déjà) : « Saint-Gervais ne sera bientôt plus qu’un village de résidences secondaires (…) Ce sera un moyen de survie, mais l’âme qui l’a habité sera morte et avec elle sera mort aussi Saint-Gervais… » Entre la bouteille à moitié pleine et la bouteille à moitié vide, faites votre choix…

 

Maurice Normand conclue par demander « une commission consultative, indépendante, avec des étrangers, des jeunes, des nouveaux arrivants, qui auraient sûrement plein d’idées à soumettre aux décideurs pour contribuer à enrichir le projet à moyen terme pour l’avenir du village et de la vallée… »

Thèse, antithèse, synthèse : oui, gardons quand même espoir, luttons au pays pour préserver cette richesse culturelle, pour nous souvenir de ce passé mais afin de mieux envisager l’avenir, pour garder le peu de vie qui s’y déroule mais une vie encore saine, dans un environnement protégé, et autour de relations chaleureuses… Ite missa est…

 

Pour satisfaire à la demande de notre commentateur: voici quelques clichés !

Pour satisfaire à la demande de notre commentateur: voici quelques clichés !

Du vélo pour découvrir des paysages...

Du vélo pour découvrir des paysages...

Un "vrai" cyclo !

Un "vrai" cyclo !

Mon VTT à Oussières.

Mon VTT à Oussières.

Et des vacances à vélo (moi quand Jésus Christ portait des  bretelles) !

Et des vacances à vélo (moi quand Jésus Christ portait des bretelles) !

Une affiche vue à la salle Moutou pendant l'expo.

Une affiche vue à la salle Moutou pendant l'expo.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:09

Surplombant le village, le restaurant l’Ortensia a ouvert ses portes en novembre 2012. C’est seulement ce jeudi qu’on a mis les petits plats dans les grands pour inaugurer officiellement l’établissement, en présence de nombreux élus, personnalités, associations et habitants du village.

 

C’est par une visite commentée des lieux que le nombreux public a pu découvrir ou redécouvrir le domaine entièrement rénové, propriété de la communauté des communes des monts d’Orb. Ont suivi les discours de Jean-Luc Falip, Kléber Mesquida, Francis Boutes, Marie-Rose Losma, Nicolas de Maistre et Patricia Rochette. Jean-Luc Falip a évoqué le coût de cette réhabilitation, de l’ordre de un million sept cent mille euros, adressé de longs remerciements, et souligné le partenariat public/privé ; quant à Kléber Mesquida, il  a noté que cette réalisation répondait à un manque structurel d’hébergements dans la région.

 

Les discours achevés dans la salle à cause du mauvais temps, c’est devant l’établissement que tous se sont retrouvés, profitant d’une accalmie, le temps de dévoiler la plaque.

 

Le chef, Eric Balan, originaire de Normandie, pâtissier de formation, après avoir multiplié les expériences gastronomiques, et qui est venu s’installer à Saint-Gervais avec sa compagne Patricia Rochette, a alors quitté ses fourneaux pour venir rejoindre l’assemblée en ce jour de fête.

 

Eric Balan travaille avec des produits du crû (champignons, truffes, gibier, châtaignes), et s’approvisionne en fruits et légumes auprès de producteurs locaux.

 

Le discours de bienvenue devant la nouvelle structure.

Le discours de bienvenue devant la nouvelle structure.

Beaucoup de monde aux portes de l'Ortensia ce jeudi.

Beaucoup de monde aux portes de l'Ortensia ce jeudi.

Une vue superbe (mais pluvieuse) depuis la terrasse du restaurant.

Une vue superbe (mais pluvieuse) depuis la terrasse du restaurant.

Patricia Rochette a trop tiré sur la corde, la plaque a eu du mal à être dévoilée !Patricia Rochette a trop tiré sur la corde, la plaque a eu du mal à être dévoilée !Patricia Rochette a trop tiré sur la corde, la plaque a eu du mal à être dévoilée !

Patricia Rochette a trop tiré sur la corde, la plaque a eu du mal à être dévoilée !

Les nouveaux -et sympathiques- gérants du domaine.

Les nouveaux -et sympathiques- gérants du domaine.

Un orchestre pour faire passer en douceur... les magnifiques douceurs offertes.Un orchestre pour faire passer en douceur... les magnifiques douceurs offertes.

Un orchestre pour faire passer en douceur... les magnifiques douceurs offertes.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:03

(1): précision pour ceux qui n'en auraient pas.

 

  

  • T’es allé à l’inauguration au domaine de la Pièce ?
  • C’est le domaine des Ortensias ! Et Ortensia sans le H !
  • Comme Ebergement alors ?
  • Non non, à hébergement, il faut un H !
  • Alors pourquoi, dans le bulletin municipal, ils ont bouffé le H ?
  • Parce qu’ils n’avaient pas encore bouffé à l’Ortensia !
  • C’est gastronomique ?
  • Il paraît, en tout cas, que ça a coûté bonbon : un million huit cent mille euros…
  • Gastronomique sans le G alors !
  • T’as pas fini de chercher la petite bête partout ?
  • Moi je m’en fous, personne ne m’a subventionné…
  • Bon alors, on le met, le H, à hébergement ?
  • A hébergement, oui, mais à Ortensia, non !
  • Et alors, pourquoi, puisque ça s’appelle les Ortensias, les panneaux annoncent le domaine de la Pièce ?
  • Oh, écoute, cherche pas à comprendre, c’est mieux comme ça.

 

Ca, c'est dans le bulletin municipal.

Ca, c'est dans le bulletin municipal.

Pièce ou Ortensia ?

Pièce ou Ortensia ?

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:53

  

Nouvelle rubrique : les commerçants et prestataires du village. On ira, de temps en temps, à la rencontre des acteurs de l’économie locale, ils ne sont pas nombreux mais ils existent ! Premier de la série : le café.

 

Propriétaires  du café Le Saint-Gervais depuis novembre 1999 sur la place de l’église,  M. et Mme Grau ont mis tout en œuvre  pour faire de ce café-brasserie un lieu  intime et chaleureux ou l'on peut se retrouver en famille ou entre amis pour goûter les produits de producteurs locaux,  dans une démarche de qualité et de terroir. La mise en place d'une assiette de pays uniquement préparée à base de mets locaux est une belle vitrine qui valorise  le savoir faire des artisans et offre la possibilité de travailler en circuit court.

 

Et voilà que depuis quelques mois, le café brasserie a été labellisé Qualité  Hérault, Qualité Sud de France, Qualité tourisme et Café  de Pays ! Le label Qualité Hérault est un label qui identifie les professionnels qui respectent une charte de qualité ; le label Qualité Sud de France est un dispositif régional en faveur du tourisme en Languedoc-Roussillon ; Qualité Tourisme est une marque créée par le ministère chargé du tourisme ; enfin,  les Cafés de Pays sont des lieux conviviaux qui valorisent les productions locales, l’information touristique et les animations culturelles tout au long de l’année. Ainsi, des expositions  d'artistes locaux, connus ou moins connus, se tiennent également au café, plusieurs fois dans l’année, leur permettant de  faire connaître leurs créations et leurs talents, tout en offrant une décoration originale à l’établissement.

 

Après un premier label Qualité Hérault déjà décerné à une boulangerie du village, voilà donc un deuxième établissement primé.

 

Un nouveau label pour le cafetier et son épouse.

Un nouveau label pour le cafetier et son épouse.

Extérieur et intérieur.Extérieur et intérieur.

Extérieur et intérieur.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 21:38

Pour le quarantième anniversaire du Parc naturel régional du haut-Languedoc, une idée a germé : organiser le tour du Parc à VTT. C’est chose faite, et Saint-Gervais a vu passer la huitième étape, longue de 56 kilomètres, avec une dénivelée de 1220 mètres.

 

Partis de Lacaune, les vététistes venaient de Murat lorsqu’ils ont fait étape au village. Au nombre de sept pour le noyau dur, ils étaient accompagnés d’autres cyclistes pour les accompagner sur une ou plusieurs étapes.

 

De l’avis de tous les participants, cette aventure a été à la fois un exploit sportif, une visite culturelle des villages traversés et une expérience humaine exceptionnelle, sur le territoire du Parc.

 

Décidément, l’année 2013 aura été celle du vélo, avec le passage du tour de France… et du tour du Parc !

 

après le tour de france... le tour du parc !
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:45

Voici quelques rendez-vous pour les jours qui viennent :

 

Tout d’abord, l’antenne des hauts cantons du POI (Parti Ouvrier Indépendant) nous a fait parvenir une intéressante – mais trop longue- invitation pour le meeting qui va se tenir à Béziers vendredi 27 septembre, à 20 heures, à la salle du Minotaure, 15 rue Solférino. Prendront la parole à cette occasion : Gérard Schivardi, secrétaire national du POI, maire de Mailhac ; Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI ; un syndicaliste espagnol de l’UGT, des militants et syndicalistes de toutes tendances, le tout sous la présidence de Maryse Launais, membre du bureau national du POI. Un covoiturage est proposé depuis Saint-Gervais, il suffit pour cela de téléphoner à C. Bonnet au 06 86 90 68 63.

 

Une réunion d’information sur la « politique solidarité d’EDF » animée par Murielle Malin se déroulera jeudi 3 octobre, à 10 heures, à la salle culturelle de Saint-Gervais. Y seront abordés principalement les « éco-gestes » (ou comment réduire sa facture d’énergie) ; et « les tarifs sociaux d’énergie ».

 

Ce même jour mais à 15 heures 30, toujours à la salle culturelle, ce sont le professeur Jean-Louis Lamarque, président d’ARCOPRED, et le docteur Jackie Benoist, qui tiendront une conférence sur le thème des enjeux du vieillissement.

A noter sur vos tablettes !

 

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 07:37

Saison touristique : peu de monde ; bal du 14 juillet : peu de monde ; fête locale : peu de monde… Journée des associations : peu de monde !

 

Est-ce être pessimiste que de se demander où sont passés les gens ? N’y a –t-il pas de quoi, certains jours jeter l’éponge, pour ces bénévoles qui doivent être bien déçus ? Où est passé « le dynamisme de notre tissu associatif » qui « accroît le rayonnement de notre commune » (in le Bulletin Municipal) ? Moi, je serais à la mairie, je donnerais une prime à celles et ceux qui montrent qu’ils existent.

 

C’est vrai, c’est toujours pareil, il n’y a plus rien à inventer : la bourrée du groupe folklorique, le repas sur la place, la manœuvre des pompiers, … Mais c’est partout pareil, me direz-vous.

 

Réinventer la fête des associations ? Ou trouver une nouvelle formule ? Allez, allez, ne pleurnichons pas, et surtout n’ayez pas peur : demain dans le journal, le compte rendu relatera « une journée festive qui a mobilisé beaucoup de monde »… La vie passée à se voiler la face.

 

P.S.: Le Midi Libre titre le 29 septembre: "Une journée des associations réussie sur toute la ligne!"; comme vous le voyez, il y a différentes manières de traiter l'information ! Une pour un blog perso, une pour un quotidien. Comme le disait si bien PPDA: "Donner une image lisse du monde"...*

 

Un stade un peu désert, certaines équipes n'étant pas venues au rendez-vous...

Un stade un peu désert, certaines équipes n'étant pas venues au rendez-vous...

Quatre danseurs sur la place au milieu des voitures...

Quatre danseurs sur la place au milieu des voitures...

Une jeune fille tombée du pont (mais ça, c'était pour une manoeuvre des pompiers)

Une jeune fille tombée du pont (mais ça, c'était pour une manoeuvre des pompiers)

Une chèvre (qui attend le départ du tour de France ?)

Une chèvre (qui attend le départ du tour de France ?)

... et quelques bénévoles qui attendaient de la visite sous les tentes...

... et quelques bénévoles qui attendaient de la visite sous les tentes...

Heureusement dans l'après-midi, un peu de monde sur le pont pour assister à la manoeuvre des pompiers !

Heureusement dans l'après-midi, un peu de monde sur le pont pour assister à la manoeuvre des pompiers !

... Quelques couleurs sous les tentes...

... Quelques couleurs sous les tentes...

et quelques gamins qui ont joué les funambules.

et quelques gamins qui ont joué les funambules.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 19:59

Le Grand Café de Camplong vient d’accueillir Pierre Juquin, qui vient de terminer une biographie sur le poète Aragon.  Retour sur une rencontre littéraire très intéressante et enrichissante.

 

Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, Pierre Juquin, longtemps membre du PCF, a  siégé à l'Assemblée nationale et s’est présenté à l'élection présidentielle de 1988, soutenu par le Parti socialiste unifié et la Ligue communiste révolutionnaire. La force de son engagement politique fait souvent oublier qu’en marge de cette activité de syndicaliste, de militant, puis d’élu, Pierre Juquin a été normalien et enseignant agrégé d'allemand. Juquin qui a été tributaire de la SNCF qui, fidèle à ses habitudes, avait quarante cinq minutes de retard… Parti de Lyon, Pierre Juquin était attendu le lendemain à Strasbourg ; il a donc fait un sacré détour pour venir à la rencontre d’un public enthousiaste : la salle du grand café était pleine, où l’on a même vu Roland Leroy, ancien directeur de l’Humanité –qui connaît bien la région.

 

La rencontre avec Aragon fut d’abord littéraire. La rencontre physique et politique eut lieu fin 1958. Il y a dix ans, un éditeur proposa à Pierre Juquin d’écrire un livre sur Aragon et la politique. Après avoir accumulé une importante documentation sur

le sujet, celui-ci abandonna le projet, refusant de «réduire» Aragon à son

rapport à la politique. En prévision du trentième anniversaire de la mort

du poète, les éditions de la Martinière lui proposèrent cette fois d’écrire

une biographie. Pari tenu avec « Aragon, un destin français - 1939-1982 »

[tome I, Le temps des rêves (1897-1939) ; tome II, l’Atlantide

(1939-1982)]. Extrait.

 

«La première fois que je vis Aragon chez lui, en tête à tête, il m'avait

embouscaillé dans un fauteuil profond couleur boue des tranchées.

Il marchait de long en large sur ses longs fuseaux, me guettant.

Il parlait, parlait... Chacun de nos entretiens, pendant vingt années,

fut long et ne dura pas, comme écrivait Diderot...

A notre dernière rencontre, peu de temps avant sa mort [...],

il improvisa soudain un texte surréaliste, l'un des plus beaux

que j'aie jamais entendu. Une forme parfaite jaillissait de

son cerveau. N'eût-il pas été engagé dans le combat

politique, il n'en serait pas moins l'un des plus

grands écrivains français.»

 

Pierre Juquin a mis au jour des inédits et des introuvables, dépouillé des archives et des collections, recueilli d'innombrables témoignages, exploré les documents qu'Aragon et Elsa Triolet ont légués à la France. Il est allé jusqu'à arpenter l'herbe des champs de bataille où le médecin auxiliaire Aragon a participé aux deux guerres mondiales, avant de devenir un dirigeant de la Résistance nationale. Une monumentale et passionnante enquête qui ne laisse dans l'ombre aucune énigme, familiale, politique, littéraire ou même intime, pour livrer cette somme qui fera référence, tout en se lisant comme un roman : roman d'un témoin d'exception, roman d'un siècle, qui surprend jusqu'aux dernières lignes.

 

Brassens, Ferré, Ferrat, les plus grands ont chanté Aragon, poète, romancier et journaliste, « né probablement le 3 octobre 1897 et mort le 24 décembre 1982 » comme l’indique le dictionnaire. Aragon, c’est un monument, un intellectuel engagé, et la rencontre dans la salle du café n’ont bien évidemment pas suffi à tout savoir et tout comprendre, juste entrevoir la vie du poète.

 

Une occasion de plus de s’être retrouvé dans ce Grand Café, véritable institution où (presque) rien n’a changé depuis 1898 ! Un bistrot, c’est déjà un lieu de rencontres en général, mais au grand café de Camplong, y entrer, c’est faire un pas dans un autre monde, remonter le temps, à la rencontre d’anciens, des mémoires, des nouveaux, des musiciens, des artistes, des poètes, puisque l’établissement est aussi un lieu culturel. Il s’agit de bien autre chose qu’un simple café, comme l’écrivait Arnaud Fauli (Le Midi Libre, 3/10/2011) : « un genre d’univers où patrimoine et terroir s’entremêlent (…) Quand, finalement, on referme la porte du café, on se dit que décidément gentillesse, enthousiasme et passion, ici plus qu’ailleurs, sont des valeurs qui n’ont pas pris une ride ».

pierre juquin au grand café de camplong
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:05
On tombe parfois sur des panneaux indicateurs humoristiques; quelque part en France, en voici un premier exemple.

On tombe parfois sur des panneaux indicateurs humoristiques; quelque part en France, en voici un premier exemple.

Ici, ce sont des petits malins qui ont transformé "attention rigole"; ce n'est pas mal non plus !

Ici, ce sont des petits malins qui ont transformé "attention rigole"; ce n'est pas mal non plus !

Si c'est encore de l'humour, voilà une photo prise il y a déjà quelque temps à Salasc. Le tri, un état d'esprit ? ...

Si c'est encore de l'humour, voilà une photo prise il y a déjà quelque temps à Salasc. Le tri, un état d'esprit ? ...

Au Salagou, on partage la croûte !

Au Salagou, on partage la croûte !

Un M trans formé en V, et voilà le résultat !

Un M trans formé en V, et voilà le résultat !

Là, c'est à Villeneuvette que cette photo avait été prise; le bonhomme qui s'en va avec le sens interdit sous le bras, j'adore !

Là, c'est à Villeneuvette que cette photo avait été prise; le bonhomme qui s'en va avec le sens interdit sous le bras, j'adore !

A Saint-Gervais (et oui, ici aussi), le panneau trafiqué face à la gendarmerie a été depuis effacé.

A Saint-Gervais (et oui, ici aussi), le panneau trafiqué face à la gendarmerie a été depuis effacé.

Et voilà les derniers en date: à Bédarieux !

Et voilà les derniers en date: à Bédarieux !

Si vous en découvrez ailleurs, n'hésitez pas à nous en faire parvenir.

Si vous en découvrez ailleurs, n'hésitez pas à nous en faire parvenir.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:53

Les auditeurs habituels de France Inter connaissent évidemment l’émission de nature et d’environnement CO2, diffusée le samedi entre 14 heures et 15 heures.

 

L’autre jour, l’invité de la radio était Jean-Claude Carrière, rencontré dans sa maison natale à Colombières-sur-Orb. Le célèbre scénariste, mais aussi homme impliqué depuis longtemps dans la protection de l’environnement, a parlé de son engagement mais n’a pas manqué non plus de nous entretenir avec passion des monts de l’Espinouse, du Caroux, et même du col des Treize Vents ! Un Jean-Claude Carrière très pessimiste quant au devenir de notre petite boule bleue mais très passionné dans sa narration de géographie, de géologie, de flore et de faune de nos hauts cantons.

 

Le présentateur Denis Cheyssoux a déclaré qu’il avait été émerveillé par le département de l’Hérault, ce qui ne manquera pas de promouvoir notre région tant pour les randonnées pédestres du Caroux que pour les descentes en canoë sur l’Orb.

 

Si l’annonce de cette émission n’a pas reçu la publicité qu’elle aurait bien mérité pour les personnes qui ne sont pas des fidèles de France Inter, il faut savoir qu’elles peuvent la réécouter en podcast.

 

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