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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 08:10

  
  
Chaque année à pareille période, les chenilles reviennent. On les revoit depuis quelques temps sur les chemins, à la queue leu leu, qui vont grimper aux pins pour faire les dégâts que l’on connaît.

 

   L’hiver doux n’a pas arrangé les choses. Attention, ces chenilles processionnaires peuvent donner des allergies, il ne faut donc pas les toucher. Il faut rester sur les chemins, ne pas s’aventurer sous les arbres porteurs des cocons (voir photo).

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 09:51

   On a vu quelques photos de neige mais pas encore quelques endroits privélégiés pour la baignade. Aux environs immédiats de Saint-Gervais on peut barbotter (baignoires de Cours, Casselouvres, Mare...) mais il faut inévitablement aller plus loin pour trouver de grands plans d'eau.

   Il faut dire que notre région a de nombreux atouts, avec la montagne à notre porte mais la mer pas si loin: 45 minutes en voiture.



   Plus au centre du département, on trouve le fleuve Hérault, avec la région de Saint-Guilhem-le-Désert et son pont du Diable.



  Et puis, bien sûr, le lac du Salagou, où les couleurs se mélangent (le bleu du ciel, le rouge de la ruffe, les jaune et vert de la végétation...). Le "Salagou-lumière":


   Un lac jamais saturé par les touristes, contrairement à la mer, où l'on peut facilement trouver de la place pour se garer et pour se baigner.

 


   Plus au nord-ouest, deux lacs encore: celui du Laouzas, et celui du Saut-de-Vezoles. Deux étendues d'eau ausi tranquilles l'une que l'autre.




   Enfin, rapprochons-nous de la vallée, et terminons par les gorges d'Héric, avec une eau transparente et un cadre magnifique:


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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 14:57


L'hiver est rude au sommet de l'Espinouse ! Les enfants attendent la neige qui n'y tombe que rarement. C'est aussi l'occasion de faire quelques photos, comme ci-dessous sur la route départementale entre Ginestet et le sommet de l'Espinouse, du côté du hameau des Clèdes.






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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 09:52

Les châtaignes et leurs châtaigniers.

 

§

 

 

Les sous-bois indiscrets jonchés de feuilles mortes ;

Le cèpe et le bolet, visiteurs automnaux

Cèdent leur place aux fruits des sentiers vicinaux.

Mousses en trompe-l’œil, épineuses eaux fortes...

 

 

 

Cueillettes des joyaux de jaloux châtaigniers

Dont les mets nutritifs abondent à foison...

Les « sécadous » ardents font trembler l’horizon,

Tandis que les marrons comblent les forestiers.

 

 

 

L’enveloppe séduit avant qu’on ne l’atteigne :

La bogue en son écrin préserve la châtaigne.

 

 

 

 

Christian Faliu, Novembre 2001
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 09:17

Caïssenols, au bout du monde.


 

Caïssenols: la "pancarte".


  

   Ils sont venus à pied ou en quatre-quatre (responsables, maires, partenaires, population locale), depuis le col de la Plane, pour inaugurer un chantier de rénovation d’un petit hameau des hauts cantons du département de l’Hérault : Caïssenols. Deux associations, Caïssenols et Concordia, entourés d’une quinzaine de volontaires internationaux âgés de 18 à 27 ans, se se sont mobilisé durant trois semaines en ce mois d’août pour reconstruire le toit d’un refuge ainsi que le pont d’accès au hameau.

 

 

 

   Accessible après vingt minutes de marche au point le plus proche de la départementale 180 dans cette région du Caroux, Caïssenols se situe sur la commune de Rosis, une « grande commune de France », non pas en nombre d’habitants – 260 au dernier recensement- mais en superficie : 5300 hectares partagés sur 24 hameaux ! Ce qui doit faire du zéro virgule zéro quelque chose au kilomètre carré…

 

      C’est qu’il s’agit du « chantier magique de l’été » comme le souligne l’association Concordia sur son site internet. En plein cœur du parc naturel régional du haut Languedoc, Caïssenols ne possède pas d’eau potable, pas d’électricité, pas de réseau de téléphone fixe ni portable, … et «pas de bus» ajoute la plaquette de présentation. Forcément… Le coin est connu de beaucoup de monde.  Ce petit hameau de pierres, ruiniforme, au milieu d’une belle forêt en bordure d’un ruisseau, si minuscule sur la carte, est pourtant bien connu des randonneurs et de plusieurs agences de voyages qui y organisent des séjours. « Dire qu’il y a des gens qui habitent la région et qui ne sont jamais monté ici », soupire un autochtone. Il est tellement vrai que les merveilles qui sont à côté sont parfois méconnues ! La question arrive et revient : de quoi pouvaient bien vivre les habitants de ce hameau depuis plus de trois siècles ? De la châtaigne, de quelques moutons ?

               Le pont en chantier.

  

   Les gros travaux de maçonnerie ont démarré. Il s’agit tout d’abord de restaurer l’arche du pont d’accès au hameau qui abrite un gîte, puis de reconstruire le toit de ce refuge. Le tout sous la houlette de « Concordia » et de « Caïssenols ». La première association, qui existe depuis 1950, est dotée d’équipes permanentes réparties sur tout le territoire national. Ces équipes ont en charge le montage et le suivi des  projets, le recrutement des animateurs, le développement de partenariats régionaux, la mise en place et le suivi des chantiers, ainsi que le développement de la vie associative. Concordia entreprend des chantiers non seulement en France, mais dans tous les pays du monde. La seconde, Caïssenols, a été fondée en novembre 2005 et est basée à Pézenas (7, impasse Canabassière, 34120 Pézenas, tél. 08.75.31.63.11 ou caissenols@voila.fr). Elle explique que le site de Caïssenols est une propriété de l’Etat et qu’il est géré par l’Office National des Forêts à qui l’association loue les lieux contre travaux depuis le printemps 2006. Ses buts : réaménager le village et, surtout, le réhabiliter. Car Caïssenols a longtemps eu une mauvaise réputation, celle d’accueillir des jeunes en galère ou des fumeurs de cannabis.

 

   Les associations poursuivent un autre but, car « au-delà de l’intérêt patrimonial et environnemental, il s’agit de contribuer à une œuvre collective, démarche qui permet de rapprocher les cultures et les gens ». Le souci de réhabilitation servira non seulement les randonneurs mais aussi les chasseurs. A terme, ce chantier devrait permettre, par l’organisation de séjours, de camps de vacances, dans un lieu propice et adapté, à l’accès à l’éducation à l’environnement. Il annonce une heureuse collaboration entre les associations Caïssenols, Concordia, et la petite municipalité de Rosis. Pour l’heure, l’association Caïssenols se contente d’une subvention européenne, de fonds d’aide à d’initiative aux jeunes, plus une participation de la mairie de Rosis.

                                                        Le refuge du hameau.

   Le refuge nécessite de gros travaux. Il a brûlé en mars 2006 et il ne reste plus grande chose. Le petit groupe de volontaires campe tout à côté. Il y a deux coréennes, un russe, deux tchèques, une italienne, une allemande, une suisse, trois espagnols, « et quand même quelques français » souligne Sébastien, le responsable de l’association Caïssenols. Après une visite des lieux, on assiste au discours de bienvenue de Sébastien suivi de quelques paroles de Jacques Mendès, le maire de Rosis, qui est venu accompagné de la directrice du Parc Régional du haut Languedoc et de  représentants de l’Office National des Forêts, ainsi que de la Communauté des Communes. L’apéritif est servi avant le départ des visiteurs et le début du chantier par les volontaires internationaux.  En l’absence d’échafaudage, il faudra monter les poutres à dos d’homme, et il faudra bien trouver une solution pour aller chercher de l’eau (la rivière est à sec depuis quelques jours).

 

   L'équipe internationale: Espagne, Corée, Tchécoslovaquie, Allemagne, France.

   Quelques invités ont profité du départ de la vieille « Lada » bricolée de l’association pour retrouver le chemin du retour. Mais il faudra finir à pied, la pente étant trop raide. On l’a promis, on reviendra se ressourcer à Caïssenols à l’automne, quand il fera meilleur. Au moment des champignons, quand se fera sentir l’odeur des feuilles mortes et mouillées. Au bout du monde.

 

 

 

 

 

 




     Au retour, sur la remorque attelée à la Lada, ou de la difficulté à conserver son pastis dans son verre...




 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 10:38

   Dernièrement se sont retrouvés en mairie plusieurs prestataires de services pour une réunion d’information autour de l’accueil des pèlerins dans la commune, avec un double objectif : l’organisation de l’accueil, et les problèmes liés aux nouvelles règlementations entourant les gîtes et les chambres d’hôtes.

 

   Souhaitant organiser au mieux l’accueil des pèlerins qui sont de plus en plus nombreux à effectuer le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, un échange d’idées et de points de vue a été fait. Mairies, communautés religieuses, mais aussi particuliers participent en effet à cet accueil. Une activité économique en découle, bien qu’il soit impossible d’en dégager véritablement un salaire, mais surtout il en résulte un lien social, tiré par le plaisir d’accueillir et le profit généré par les rencontres qu’il suscite.

 

   A Saint-Gervais, depuis que la municipalité a inauguré ses « Logis Verts » en 1992, l’idée a fait son chemin ; c’est vrai qu’à l’époque, il n’existait aucune structure permettant d’accueillir les gens de passage. Il fallait donc encourager les initiatives et les porteurs de projets, sans pour autant fermer les yeux sur les problèmes actuels : multiplication des structures non déclarées, manquements aux règles d’hygiène, d’assurances, de sécurité, etc. Les nouvelles obligations, de plus en plus lourdes, ont été évoquées par un prestataire, auxquelles l’ensemble de la profession doit se soumettre (déclarations en mairie, affichage des prix, mises en conformité, régimes juridiques, fiscalité, etc.) Un véritable « chemin de croix » pour les loueurs qui ne sont pas toujours informés des nouvelles dispositions et qui se perdent dans le labyrinthe des obligations et interdictions !

 

   Concernant l’accueil proprement dit, Jean-Luc Falip, maire et conseiller général de Saint-Gervais, a souligné qu’ « il serait bon d’avoir une certaine coordination » de façon à apporter aux touristes de passage toute la satisfaction souhaitée. Il a également évoqué un projet d’emblème de la fameuse coquille Saint-Jacques, qui serait fabriquée par une entreprise locale, puisque le village est une halte sur le chemin de Saint-Jacques. Une autre rencontre devrait avoir lieu prochainement.

 

 

  

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 10:12

Le Cerclier.

 

 §

 

 

Cette pomme qui te rafraîchit la bouche

Pendant que tu la savoures lentement,

Son goût te raconte ta vie.

Et la joie est dans ton sang,

Si bonnement,

Que tous ces coups de hache,

De scie,

De plane,

Qui ont durci tes mains

Et qui ont fait des cercles,

Sont pleinement justifiés.

 

 

Et tu continueras à donner de ta peine

Pour goûter,

Un instant,

Le plaisir viril de manger ton travail.

 

 

(Max Gély, « Le patelin »).


 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 20:05


Document de 1894...

   Une photographie présente dans le musée de Saint-Gervais fait toujours beaucoup parler d’elle : il s’agit de celle d’un homme, monté sur un âne, entouré d’une joyeuse bande de personnes déguisées. Il porte sur la tête une paire de cornes. Ici, tout le monde le sait : il s’agit d’un homme qui vient de se marier dans l’année. Il est soumis à un rite de passage, que l’on dit joyeux, ou bon enfant, ou violent, ou défoulant…

 

   La Cour Coculaire, vieille tradition languedocienne, consistait à faire monter tous les nouveaux mariés sur un âne, avec des simulacres de jugement et quelques pitreries qui étaient en fait l’occasion de conjurer le sort de tout homme nouveau marié qui risquait bien entendu de devenir un jour cocu.

 

   La Cour Coculaire, qui date du début du XIXème siècle, était très répandue à l’époque. Cette pantalonnade a été remise à l’honneur à Saint-Gervais en 2005, avec le mariage du président de l’association de la maison cévenole. On n’avait pas revu ça depuis 1946 (ou 1949 d’après certaines sources).

 

 

La Cour Coculaire : définition et historique.

 

 

    C’est une parodie de structures juridictionnelles qui existaient dans le grand Languedoc. On  retrouve des cours coculaires de Montpellier à Toulouse, dans les villages viticoles de l’Hérault, dans la Bouvine, à Jaujac en Ardèche et, bien sûr à St Gervais sur Mare.

 

   C’est un rite carnavalesque qui correspondait à un  jugement annuel  avec parodie de tribunal, mise en chanson des affaires et condamnation à l’amende ou défilé sur l’âne pour les victimes, les jeunes mariés de l’année.

 

   Cette cour était  composée d’un président, d’un juge, d’un greffier  et de gardes armés d’un vieux chassepot (fusil utilisé au moment de la guerre franco-prussienne de 1870). Le règlement de la Cour Coculaire stipulait : « tout homme nouvellement marié devra monter sur l’âne depuis son domicile jusque celui de son voisin ».

 

   Les juges entraient donc dans le domicile du présumé cornard, présentaient à la mariée une paire de cornes, elles étaient mises ensuite sur la tête du jeune marié qui devait écouter les articles du code auquel il allait désormais être obligé de se soumettre. Il prêtait ensuite serment et la population rassemblée entonnait le chant : « Et soutenons la Confrérie, c’est un bon appui, bannissons pour la vie celle qui bat son mari, tous les cornards iront aux cieux, vi, vi, victorieux ».

 

   Après les libations, tout ce monde partait en cortège visiter les autres mariés du village.


 

La Cour Coculaire en 2005.























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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 18:06

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 17:42

Retour aux Sources.

 

 §

 

 

Quand le printemps revient dans les sentiers fleuris,

Que la truite en son lit remonte vers la source,

Je retrouve en ces lieux que j’ai toujours chéris,

Le somptueux décor où s’arrête ma course.

 

Là-haut, lorsque le vent fait chanter la forêt,

La fraîcheur du Caroux ravive ma mémoire

Le souvenir brûlant mais toujours trop discret

D’écrivains dont les noms resteront dans l’histoire.

 

Quand je quitte à regret ce couvert giboyeux,

Je découvre à mes pieds, sur les bords de la Mare,

Un village aussi cher à mon cœur qu’à mes yeux,

Loin des heurts de la ville et de son tintamarre.

 

Andabre ma racine, Andabre où je rêvais

De sites enchanteurs, de soleil, de Tropique :

J’ai grandi dans ses murs mais c’est à Saint-Gervais

Que j’ai pu cultiver ma fleur de rhétorique.

 

Je n’ai jamais trouvé, dans mon rêve insensé,

Ce que je redécouvre ici quand je m’arrête :

Un accueil chaleureux, le respect du passé,

Le bonheur de la table et l’amour de la fête.

 

Alors, pour mieux saisir cet instant fugitif

Qui réchauffe mon cœur et qui me réconforte,

Quand je suis au pays, solitaire et furtif,

Du musée ancestral, je viens pousser la porte.

 

Pierre Coello

(Aux sources de l’émoi – 1995)

 

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